Stockage… Donc je le laisse là….
Alors voilà, j’avais dit, en premier lieu, que ce blog était un espace de stokage pour éviter d’encombrer inutilement les octets de mon PC. Donc je laisse cette carte pour l’aniv d’une amie ici, comme ça si elle ne la reçois pas, je pourrais la copier/coller… Mouai… Bon… On va dire que je n’ai que ça à dire ce soir en plus… que ça à faire… HUM…..
Aniv d’une amie
(Pardon pour le premier paragraphe laborieux, c’est surtout dans le deuxième que je te rend hommage
)
Bravo… Bravo… 14 ans. Magnifique âge. Et alors que ton treizième anniversaire passe et s’efface, comme le vestige brulée d’une vie ancienne, cette beauté rauque meurt, se fane, la rose noire, éphémère, laisse place à un nouveau bourgeon, et éclos à l’orée de ce nouveau printemps qui commence. Promesse, d’un nouveau bouton de rose, promesse de nouvelles expériences, de rosées multiples. Épines où l’on meurt tous d’envie de choir et de se vider d’un sang joyeux et fraternelle. offrande bien mince pour toute la beauté que la rose apporte à ce monde de vide et de rêverie. Merci d’être cette rose, merci d’être ce bien qui magnifie la vie de tant de gens autour de toi. Tu meurs donc aujourd’hui et renais plus belle, tes cendres de phénix te portent chance, enfin, tu commence ton 14ième printemps. Bravo… Et que toujours chaque année, tu puisse mourir mélancolique et renaitre joyeuse en murmurant de ta robe d’encre. “Old Rosebud… New Rosebud”
Le brouillage
Voici la première partie du brouillage. En quelques sortes, on peut dire que c’est un ado qui s’appelle Christophe et qui écris les milles et une choses qui lui passent par la tête. Mais vraiment, vraiment tout… Donc ne vous étonnez pas du vide de certaines phrases ou de l’illogique de l’enchainement des propos, car on est dans sa tête…
Le brouillage
15Heures 27
J’été censé travailler mes math. J’aurai dû… Mais je suis là devant ce clavier à écrire des choses, je ne sais pas pourquoi. Une envie de m’exprimer? Pas vraiment… Une terreur et une répulsion envers les maths depuis 5 générations? Peut-être. Peut-être aussi que j’avais juste envie de me mettre là, devant un clavier et pianoter les mille-et-une choses qui me passe par la tête. Comme le fait de vous parler des math. J’aurai pu l’éviter. Comme le fait de vous parler de mon averssion pour les math, j’aurai put ne pas l’évoquer… Et allez, une faute au verbe pouvoir. C’est mon prof de Français qui va être content… Et voilà que je parle du français maintenant… oh et puis je la laisse, il est pas là pour vérifier mon orthographe. Et oui, les gens, je ferai des fautes! Et même un tas si je veux Bon… Je vais me taire sur tout ce qui est Lycée… D’accord? Je me tais…………………………………….Et je dis quoi? Merde, ça y est j’ai perdu le fil! Je suis là pourquoi déjà? Oui, pour pianoter sur un clavier…. Bon, toujours cette musique qui me trotte dans la tête… lalalalalalalalalalalalalalalalalala…. Mouais, ça sert à rien, c’est pas dans un fichier open office que je vais évoquer le mieux la musique que j’écoute, surtout à base de «lalalalala»…. Mouai… Si mon moi futur lis ce texte, il va pas comprendre de quelle chanson je parle en plus… Fais chier je fais trop de «…» ….. je peux faire quoi d’aut…
«Quoi Maman?» (ma mère qui veut que je vienne l’aider… Je vous retranscrit son appel, ça peut être marrant)…
«Christophe tu peux m’aider à transporter les caisses de vins de ton père?»
Mouai bof, pas passionnant non plus… AH merde fait chier, j’dois allez l’aider maintenant, je vais devoir quitter mon clavier…. remarque vu ce que j’y écrivais c’est pas un mal… Bon je vais lai( «Oui Maman, j’ai dit que j’arrivais!!») je vais laisser un ou deux espaces…Comme ça ça fera comme si il s’était rien écoulé pour le lecteur… (personne donc vu que je suis pas assez fou pour laisser les autres lire ce truc…)
16Heures
Me revoilà… Bon, je disais quoi? Attend, je relis plus haut…. «J’été censé travailler mes math ce soir… Peut-être aussi que j’avais juste envie de me mettre là, devant un clavier et pianoter les mille-et-une choses qui me passe par la tête» Oui c’est ça, pianoter les mille et une choses qui me passent par la tête… donc… On peut considérer ça comme un journal alors….? Heu… Bof pas vraiment vu que j’ai rien à dire… Un brouillon? Non, vu que je ne vais rien mettre au propre après… ba, un mix des deux… Un brouillage! Ouai… Attend, je le dis tout haut pour voir ce que ça donne «Brouillage»
Ouai pas mal…. enfin, c’est idiot, c’est même pas le mélange entre Journal et brouillon… Hum… ok, je suis crevé moi pour écrire des conneries pareil… alors, on réfléchi, on se triture un peu les neuronnes… je vais parler de quoi… de ce que j’aime? Rien à f*****… De ce que j’ai envie de devenir? Rien à F***** (vive les tites n’étoiles!)… Ba alors de quoi!!?!? BA DE RIEN! Voilà POURQUOI JE VOULAIS ME METTRE A MON ORDI!!!! POUR ECRIRE N’IMPORTE QUOI!!! POUR LE REVENDIQUER!!!! ET AVEC DES MAJUSCULES SI JE VEUX!!!!!!!!!!!MAIS NON JE CRIE PAS!!! J’ E-CRIE PLUTOT!!!!! Bon, on débloque la touche des majs et on repart tranquillement…. on repart sur quoi? Et merde, ça repart en n’importe quoi… Bon je m’arrète pour aujourd’hui, je re-pianoterai plus tard pour me détendre…. et ouai, c’est pas faux… je me sens presque mieux là…. Ey, ça marche! Bon, alors à demain le brouillage…
23h52, le jour suivant
Je viens de me relire, c’est assez comique. Au moins c’est une bonne thérapie… Ca me permet de penser à autre chose qu’à mes problèmes de cours, d’amies, de truc, de bidule…. Et merde, j’en parle donc j’y pense -_-’… Tiens, j’ai vu une pièce de théatre ce soir. Incroyablement nul… c’est dingue. Qu’ils laissent le théatre dormir en paix au lieu de le réveiller pour le détruire! Meins à la fin! Le gros truc c’était des acrobates qui parlaient de n’importe quoi dans une logorhée sans queue ni tête( et oui je parle d’un truc dont tout le monde se fout, ça fait partie de la thérapie) qui n’apporte rien à leurs acrobaties, très merdiques, soit dit en passant…. Tiens, ça fait longtemps que j’ai pas mit du Ray Charles… «Hit the road Jack… la lala la la la la la la lalala» Et encore une fois je passe pour un abruti puisque vous pouvez pas l’entendre…. Certes… Mais au moins, moi je profite!
23h57
J’avais pas cours moi demain? Ah si… Bon je commence à 9 heures, je peux bien encore écrire deux trois trucs… Mais quoi… Ah oui, j’ai décidé de devenir Auteur (on rigole pas! Si je vous vois rigoler! )Non je vous assure, j’ai envie d’écrire des choses. Avec des univers hypra complexe, des gentils très gentils; et des méchants TRES méchants!! Pour dire la vérité, je dénigre mon travaille, mais le pire c’est que j’ai l’audace d’y croire! Attendez! J’ai même écris une encyclopédie sur mon monde! Et ouai! Ca va chercher loin mon truc! Et je ne trouverai le repos que quand je l’aurai écris! (3 volumes…). Ah , j’oubliais que j’avais un poil dans la main monumental…. Bon… Idée d’avenir suivante…. Eteindre l’ordi et se coucher? Arréter de piano-déblatérer n’importe quoi?… C’est pas con ça… Allez… DODO!
Un blog à la dérive… une épave sur le net… un débris incertain à l’existence libre
Voilà comment je considère ce forum… Mais, ça m’a toujours interessé de voir à quel point Internet évolue sans nous. Comme quelque chose de vivant, qui n’a pas besoin de grand chose pour éxister. Juste une page web, un avé de temps en temps, un article… C’est amusant… Et puis, je constate avec surprise que j’ai eu quelques lecteurs courageux qui sont probablement passé par hasard sur ma page… Je les en remercie. Ainsi, en passant par hazard moi aussi, sur ce blog, je me rend compte que des personnes l’ont vu, ont lue mes écrits… Enfin, peut-être… C’est fascinant. j’imagine parfois, un blog qui partait d’une idée géniale, et puis la personne l’abandonne, et quand il y repasse, il se rend compte que c’est devenu un des sites les plus populaires du net. Enfin, cela bien-sûr est impossible puisque pour qu’il y ait fréquentation, il faut des nouveaux articles etc… Mais, ce serait amusant… Enfin… je divague, j’écris des sottises que la nuit me pousse à publier parce que la fatigue, parce que la déprime parce que… Fiou…. Je viens de me relire… c’est dingue ce que je peux déblaterer pour ne rien dire… Bon, je crois que je vais arréter la loghorée pour ce soir et vous dire à bientôt j’espère…
P.S. Ah au fait, pour mes écrits que je publierai peut-être un jour sur ce blog, c’est pas pour tout de suite… En ce moment, il y a autant d’idée qui trainent dans mon esprit vagabond que de prostituée contortionistes québecquoises dans la maison présidentielle de Madrid… En clair, je publirai pas grand chose avant très très très longtemps…
Cito Longue Nunquam
Cito Longue Nunquam
Billy entra dans cette maison qui à première vue ne lui ferait pas regretter La Cloche et le Dragon. Le salon sur lequel débouchait l’ entrée était très accueillant, un feu crépitait dans une cheminée de marbre et deux fauteuils de velours lui faisaient face. Il s’ avança vers un comptoir derrière lequel était assise une dame d’ apparence âgée qui s’ était assoupie. Elle avait des cheveux d’ un blond toujours intense malgré son vieil âge; ses traits fins et sa peau lisse témoignaient d’ une beauté distinguée, cependant atténuée par des lèvres prépondérantes dont la couleur virait au rouge sang. Il croisa le regard d’un homme à la barbe très fournie et sentit tout à coup que curieusement il devait rester dans cet établissement précis.
-Madame, je voudrais une chambre, s’ il vous plait, Madame???
-Skispasse? Oh bonjour jeune homme! Veuillez m’ excuser je m’ étais assoupie c’est la pleine saison et je suis exténuée voyez-vous… Donc ce serait pour une chambre il ne me reste plus que la 17, elle sera parfaite! Je m’ appelle Madame Goodest, si vous avez besoin de quoi que ce soit vous n’ hésitez pas à m’ appeler!
Madame Goodest lui tendit une clef et lui indiqua l’ intinéraire jusqu’ à sa chambre. Billy entra dans une chambre à l’ aspect très confortable, jugea le lit et commença à vider sa valise.
Billy Weaver avait grandi en Amérique mais était né dans la ville de Brighton, il y était retourné plusieurs fois mais avait passé la plus grande partie de son enfance dans le Missouri. Son enfance bien que très heureuse dans une fratrie de 7 enfants avait été marquée par des relations conflictuelles avec son père qui l’ avaient fait fuir plusieurs fois de chez lui. En cela Il avait trouvé son enfance mouvementée et il avait décidé de retourner en Angleterre. Aux vues de ses brillants résultats, Il avait passé deux classes et obtenu une bourse d’ études pour entrer à l’ université du comté. Il voulait suivre des études et faire un stage avec un commissaire adjoint le temps de se payer le voyage pour Bath. Il adorait la psychologie criminelle, la criminologie scientifique, la victimologie et orienterait ses études en ce sens. Il avait aidé à résoudre plusieurs affaires bénignes dans son comté . Le commissaire, satisfait de ses états de service avait fait jouer ses relations pour qu’ il devienne aspirant stagiaire auprès de l’ inspecteur Manson dans l’ annexe des bureaux de New Scotland Yard à Bath, spécialisée dans l’ analyse comportementale, groupe homicide.
Il décida de lire un peu avant l’ heure du dîner qui était prévu pour 20H00. A 20h00 très précises la cloche sonna et les résidents du Bed and Breakfast se rendirent dans la salle à manger où une grande tablée les attendait. Le couvert avait été mis pour 5 personnes uniquement. Madame Goodest, arriva en tenue de soirée qui allait magnifiquement bien avec le rouge de ses lèvres et le bleu de ses yeux, et déposa sa cloche sur le buffet.
-Cette semaine nous ne serons malheureusement que cinq, annonça-t-elle à l’ assemblée maintenant assise à la table. Les Wilow et les Combs étant absents pour les services de restauration de la maison. Mais nous accueillons ce soir, un nouvel hôte: je vous présente Billy Weaver originaire de Brighton.
- Enchanté monsieur, je suis moi même originaire de Brighton, anonça un gentleman à sa droite je me nomme Marcus Onagall. De quel quartier venez- vous précisément?
-Je suis désolé Monsieur Onagall mais j’ ai grandi dans le Missouri et je ne connais pas vraiment cette ville, répondit Billy sur un ton d’ excuse.
Au lieu de répondre il marmona dans sa barbe de riche homme d’ affaires que manger avec un Yankee c’ était un comble.
Pour rompre le silence pincé qui suivit la réponse de Billy, un autre gentleman qui était en face de lui et qui avait un aspect de bon vivant foncièrement gentil se présenta
- Je m’ appelle William McTheodore ravi de vous rencontrer, je viens d’ Ecosse et je vous présente ma Femme Olga
- Enchanté! répondit-il, enthousiaste de rencontrer quelqu’un qui ne le traitait pas de Yankee cette expression étant insultante et démodée.
-Je vous présente aussi Sir Walter Cox du comté de Cook à Chicago.
-Un de plus! Marmona Onagall.
Le repas se déroula sans encombre, Billy , William Sir Walter, et Olga bien qu’ étant d’ âge et d’ horizon éloignés discutèrent chacun estimant avec beaucoup d’ intérêt le point de vue de l’ autre. Billy leur expliqua son parcours et la discussion s’ orienta sur la raison de la venue de Billy en Angleterre. Monsieur Onagall qui intervint dans la conversation demanda à Billy:
-En tant que profiler que pense notre Américain du métier de profiler?
Son ton n’ était plus hostile et Billy considéra la qualification “Américain” chargée de moins d’ arrogance que Yankee et décida de répondre à sa question le plus sérieusement possible.
- Ma profession s’ appuie sur une quantité de détails sur la violence des coups, le positionnement de la victime ou même ce que portait la victime. Je ne peux rien faire si je ne vois pas la scène et si je ne connais pas les témoignages et mes precieux détails, comme je les appelle. Ce métier a été conçu pour comprendre la psychologie des tueurs, connaître leur rituel et au final découvrir qui sera sa prochaine victime et ainsi le poursuivre au mieux. Pour l’ instant je ne suis que dans un stage d’ apprentissage. Les profilers sont appelés la plupart du temps dans des affaires comportant plusieurs meurtres.
Billy prit congé quelques minutes plus tard, se rendit dans sa chambre estimant préférable de se coucher tôt pour préparer au mieux son premier jour à New Scotland Yard.
Le lendemain il se leva tôt, il avait passé une nuit agitée, faisant des rèves incompréhensibles dans lesquels il marchait dans des couloirs sombres et entendait crier quelqu’ un. Il prit son petit-déjeuner en compagnie de Sir Walter, et partit dans les locaux de son nouveau travail. Il resterait une semaine en stage auprès de l’ inspecteur Manson qui était devenu une légende vivante en quelques affaires criminelles. Billy se présenta à l’ accueil où on l’ orienta vers le bureau de son nouveau patron. Un homme était en train de lire ce qui semblait être un rapport:
-Monsieur? dit timidement le jeune Billy. L’ inspecteur Manson leva à peine le nez de sont rapport.
-C’ est à quel sujet? demanda t-il bien que toujours accroché à son rapport.
-Je me nomme Billy Weaver et je suis ravi de faire votre connaissance.
-Hmm?
La mémoire ne revenant visiblement pas à ce quinquagénaire imposant à la moustache proéminente, Billy décida d’ éclaircir sa lanterne.
-Monsieur je suis le stagiaire affecté à votre service jusqu’ à Mardi en 8.
-Alors Weaver tu t’ asseois dans le bureau à ma droite et tu commences à classer les dossiers empilés. Bienvenue dans le service et bon classement!
L’ idée de classer des fichiers toute la journée durant la semaine ne lui plaisant pas, il travaillerait comme anexe d’ inspecteur ou il ne travaillerait pas. Et d’ un geste il prit le dossier des mains de l’ inspecteur et lui expliqua:
-Monsieur, peut-être me suis-je mal exprimé, je fait un stage au service criminel pas au archives de Scotland Yard.
Manson le regarda interloqué, mais visiblement satisfait de la répartie, sourit à Billy et lui dit:
-Bienvenue dans le service, Weaver! Le dossier que vous avez si négligemment jeté à terre se trouve être notre prochaine enquète. Je vous prie donc de le ramasser et de me suivre jusqu’ au lieu du meurtre décrit dans le dossier que vous prendrez la peine de lire durant le trajet. Et encore Bienvenue dans le service!
2 partie
Manson et Billy arrivèrent au collège Wilbee, lieu du meurtre de Mickael Fergusson.
Le légiste que Manson et Billy rencontrèrent leur expliqua que le corps de ce pauvre technicien de surface de collège, âgé seulement de vingt ans, avait été mutilé puis encastré dans le casier d’ une élève . Une inscription en latin avait été tallée au couteau sur le bras droit de la victime. Cito longue nunquam. Qu’ il ne réussit pas à traduire. Mais Billy arriva sans peine à le traduire par “Pars vite à jamais” Billy et l’ inspecteur réfléchissaient au sens de cette phrase quand il fut frappé d’ un doute affreux. Il quitta précipitamment le légiste et l’ inspecteur et revint à la pension.
Il se rafraîchit le visage dans sa salle de bain, et se regarda dans le miroir.
“Ca ne pouvait pas être lui pas lui!” Billy regarda son reflet dans le miroir et se dit, convaincu
- Non c’ est impossible
-Pourtant, dit le miroir, il utilise le même mode opératoire et il a tué une personne de plus qui correspondait à ses critères.
Billy se souvint qu’ à cette époque le conflit entre son père et lui venait de commencer. Il lui avait reproché de ne pas avoir suivi ses conseils. Pour lui, devenir policier n’ était pas une carrière à proprement parler. Billy s’ était entêté et quand il avait ramené à la maison un avis de stage pour le commissariat central du comté, son père ne lui avait plus adressé la parole et un soir au cours d’ une violente dispute entre les deux hommes son père le chassa de la maison et lui interdit de revenir. Toute la pression que Billy avait accumulé au cours de sa jeunesse, les remontrances de son père et l’ esprit de compétition omniprésent dans la famille de Billy avaient eu raison de lui et il avait décidé de fuir l’ Amérique à l’ issue de son stage au commissariat du comté.
- Ce n’ est pas de ta faute, lui dit encore le miroir
-Mais pourtant je devais…
La voix dans sa tête finit par lui répondre:
- C’ est ta vie tu en fais ce que tu veux.
C’ est sur cette résolution que Billy s’ endormit dans un sommeil mouvementé, troublé par des cris et des couloirs sombres et inquiétants.
Le lendemain Mr Wiliam lui raconta qu’ il avait lu dans la presse le meurtre de ce pauvre technicien de surface. Il lui raconta aussi qu’il avait croisé Mr Onagall et lorsqu’il lui avait parlé du meurtre, ce dernier avait paru soudain plus froid et plus distant encore que d’habitude. Après cette brève entrevue avec Mr Wiliam, Billy descendit à l’accueil où Madame Goodest l’attendait.
- Ravie de vous voir, l’inspecteur Manson m’a dit qu’il vous attendait au commissariat central pour de nouveaux éléments dans l’enquête en cours.
Billy se rendit au commissariat et trouva un Manson agité. Il avait de nouveaux éléments: le légiste avait repéré des cheveux sur le lieu du crime. Leur couleur ainsi que leur texture indiquaient qu’ils n’appartenaient à aucun des surveillants du collège. Une expertise était en cours qui en révélerait quelques jours plus tard l’A.D.N. Par ailleurs, le crime ayant été commis vers minuit, et le collège étant fermé la nuit, il était peu problable qu’un élève ait pu y pénétrer et laisser des empreintes aussi récentes. L’inspecteur ajouta qu’il était surprenant que la scène d’un crime aussi bien préparé, sans empreintes digitales sur le corps, comporte des trâces d’A.D.N. dignes d’un novice.
Billy pensait que le tueur voulait que l’on sache ainsi qui il était, certains tueurs souhaitaient, d’après ce qu’il avait lu sur la question, être reconnus pour leurs crimes. C’est ainsi qu’ils étaient pleinement satisfaits.
-Si je connais bien mes classiques, ajouta l’inspecteur Manson, c’est seulement dans le cas d’un Serial Killer.
Le reste de la journée ne fut troublée que par les plaintes et les mains courantes, ce que Billy trouvait très décevant à côté d’ un meurtre.
Le soir venu, il fut bien content de rentrer se reposer et se retrouver en compagnie des autres pensionnaires. Le repas fut très agréable, chacun évoquant sa vie et ses souvenirs, alors que M. Onagall préférait rester étrangement discret, l’air sombre.
Une fois couché, les mêmes rêves l’envahirent mais cette fois-ci, plus agressifs. Il se souvint qu’un an plus tôt il avait fait la même série de rêves inquiétants au moment de son stage.
Le lendemain, un policier vint prévenir l’inspecteur Manson dans son bureau. Billy écouta très attentivement.
-M., un nouveau meurtre a été commis. Il s’agit d’un employé de banque âgé de trente trois ans. C’est un des gardiens du coffre durant la nuit. M., il a exactement la même inscription sur son bras droit que notre technicien de surface.
-On dirait que votre théorie pourrait tenir, Weaver, vous venez ?
Ils se rendirent sur les lieux du crime. Apparemment, on avait encastré la pauvre victime dans un des placards de son bureau. L’inscription avait été taillée visiblement avec le même couteau, et surtout avec la même précision, la même minutie.
Cette fois-ci, le légiste ne découvrit aucun indice sur le corps. Comme pour le jeune technicien, la cause de la mort était la strangulation. Billy était de plus en plus intrigué. Le meurtrier brisait son rituel en ne laissant pas d’indice à part l’inscription. Il repensait à cette histoire dans le Missouri, lorsqu’il avait fait un court stage au commissariat du Comté, et décida de revenir au Bed and Breakfast pour réfléchir.
Il se rendit dans la salle de bains, prit une douche et se regarda machinalement, en se séchant, dans le miroir. Il réfléchissait tout haut :
- Après tout il pourrait être un double ganger. Mais il est vrai qu’on ne l’a jamais attrapé jusqu’à maintenant.
-Après tout il a encore besoin d’exprimer sa colère, lui répondit le miroir.
Cela dit, le criminel n’était pas le seul de ses soucis à l’époque, bien qu’elle fût un tournant décisif dans sa vie, mystérieusement, il n’en gardait qu’un souvenir flou; ainsi, il ne se rappelait plus sa dernière dispute avec son père.
-Le passé, c’est le passé, lui dit le miroir.
Billy décida de descendre dîner. A table, M Onagall semblait très nerveux, regardant autour de lui. Malgré la crainte évidente d’Onagall, Billy ne put réprimer un sourire, et à la fin du dîner prit congé.
Dans la nuit, le même rêve revint; des couloirs sombres, un cri perçant…
Le lendemain matin, Billy avait décidé qu’il parlerait des similitudes à l’inspecteur Manson. Au petit déjeuner Billy remarqua que M Onagall n’était pas là et Mme Goodest lui dit qu’étrangement, il n’était pas dans sa chambre, qu’il lui avait réglé son séjour, et qu’elle n’avait aucune idée de l’endroit où il était parti précipitamment la veille au soir.
Billy se rendit au commissariat, et apprit qu’ils avaient un nouveau meurtre sur les bras. Le légiste lui expliqua qu’il avait été commis dans la précipitation, l’assassin avait recopié la phrase sur le bras droit, mais l’écriture était fébrile. De plus le corps n’était pas dans un placard, mais sur le fauteuil devant le bureau, le bras droit tendu, le torse affaissé sur le bureau. Il s’agissait du Directeur de la même banque que l’employé assassiné la veille. L’inspecteur Manson ajouta que l’assassin devait être dans une grande panique pour négliger ainsi son rituel. Comme s’il sentait que l’on était sur sa trâce.
Toute la journée, les employés de la banque furent interrogés sur leur emploi du temps. L’horaire du meurtre éliminait d’office la plupart d’entre eux à l’exception du gardien de nuit. Celui-ci était employé dans la banque depuis 22 ans et ce brave père de famille avait toute la confiance de l’ensemble des employés et même de la famille de la victime. Tous confirmèrent que certains soirs le directeur restait travailler tard dans son bureau, dans la tranquillité de la nuit.
Billy exposa au commissaire sa théorie sur le meurtrier qui avait sévi dans le Missouri. Il ajouta que le meurtrier actuel pouvait être un double ganger. Il précisa que c’est une personne qui copie les rites et le mode opératoire d’un serial killer, allant même parfois jusqu’à prendre sa voix et son apparence. Ils reçurent un appel du légiste. L’A.D.N. avait été identifié comme appartenant à un certain Hycabote Adam Crane plus connu sous la nouvelle identité de Marcus Onagall. Il ajouta qu’il était fiché à Interpol pour avoir été soupçonné dans une affaire de double homicide dans le Missouri un an auparavant. L’affaire avait été classée sans suite faute de preuves.
Surpris par cette nouvelle, Billy ajouta qu’il ne pouvait s’agir que du meurtrier qui avait sévi lorsqu’il effectuait son stage. Il révéla à l’inspecteur qu’ Onagall était parti précipitamment la veille du Bed and Breakfast. L’inspecteur décida d’ envoyer à l’adresse indiquée sur la fiche de police d’Onagall deux policiers. Bizarement M Onagall s’y trouvait, et accueillit les enquêteurs plutôt effrayé. Ceux-ci le ramenèrent au poste où il fut interrogé pendant deux heures. Sa version ne changea pas tout au long de l’interrogatoire, il n’était pour rien dans les deux affaires, on cherchait à le piéger. Malgré tout ce que pouvait dire Onagall , avec son A.D.N. et les incohérences dans son récit, il ne pourrait pas s’en sortir. Il était persuadé qu’on lui avait arraché des cheveux, il ne savait comment. Billy était intimement persuadé que sa haine pour les américains était dûe aux interrogatoires musclés qu’il avait subis de la part de compatriotes un peu trop zélés.
Billy retourna au Bed and Breakfast, fier et heureux que cette enquête soit terminée. Deux séries de meurtres, des deux côtés de l’Atlantique, se trouvaient ainsi résolues.
Une fois dans sa chambre, il alla dans sa salle de bains, fit un brin de toilette et se plongea dans ses pensées devant son miroir.
-Comme quoi, dit-il à son reflet, les démons finissent toujours par resurgir.
Le reflet lui répondit:
-Sauf si on trouve la bonne échappatoire.
-Quoi, dit Billy, je n’ai pas pu dire ça, ce n’est pas moi.
-Bien sûr que c’est toi, mais enfin libéré.
Billy regarda son reflet, toujours surpris, - Mais je ne comprends pas , qu’est-ce que je raconte ?
-Mais c’est pourtant clair, lui dit son reflet, tu n’as toujours pas fait le rapprochement entre celui qui était notre père et les meurtres ?
Billy ne comprenait pas ce qu’il se passait, il avait l’impression que quelqu’un prenait sa place dans son corps quand il voulait.
-Enfin Billy, c’est moi qui t’ai libéré. Les meurtres, c’est nous ! Quant notre père nous a chassés de la maison, nous nous sommes vengés.
-Je n’ai rien à voir avec toi, tu n’es qu’un effet de mon imagination, cria Billy très effrayé.
-Tu m’as créé, Billy, c’est toi, tu ne te souviens pas ? Cette nuit ? Quand ton père t’a chassé, j’ai pris pour la première fois ta place, et j’ai affronté notre mise à la porte. Notre père nous a jetés hors de la maison Cito longe nunquam. C’est ainsi qu’il déforma le très célèbre Cito longe tarde et qu’il nous chassa. Toujours prétentieux, il préférait que tu sois banquier comme lui, chef de ta propre banque, comme lui. Pour lui, un policier dans la famille n’apportait aucune gloire. C’est ainsi qu’au lieu de le tuer comme je l’avais prévu
vu, j’allais tuer symboliquement les trois étapes de sa vie professionnelle. Ce bouffon d’Onagall, me servirait bien sûr à cacher nos meurtres. C’est moi qui ai pris ses quelques cheveux à la pension. Nous l’avions déjà rencontré il y a un an et là encore je m’étais joué de lui pour le faire accuser à notre place. Ainsi, seul ton père saurait, grâce aux quelques indices que j’aurais pris soin de lui laisser lors de la première série.
Malheureusement, avoir une double personnalité c’est à double tranchant, je ne pouvais tuer que la nuit, et ma première série de crimes fut interrompue car Onagall avait été relaché et avait décidé de repartir en Angleterre. C’est pourquoi je dus recommencer là où tu irais, en t’orientant pour que tu suives sa trâce. J’ai réussi, Billy, et je me suis assuré que ton père savait ce qui est arrivé ici.
Billy s’agenouilla et commença à pleurer. Désemparé, horrifié par ce que son esprit malade avait pu produire comme monstre. C’est à ce moment précis que l’inspecteur Manson choisit d’apparaître avec une arme d’un côté et une bouteille de champagne de l’autre. Il aurait voulu apparemment fêter la fin de l’enquête, mais ce n’est pas la fin qu’il imaginait. A voir son air, il n’avait rien perdu du dialogue. Tremblant, quelques larmes coulant de ses yeux, et dans un murmure:
-Monsieur Weaver, je vous informe que vous êtes en état d’arrestation.
C’est alors que Billy se mit à rire d’un rire fou.
-J’ai accompli mon oeuvre.
-Je suis désolé inspecteur, Billy et son double se jetèrent alors sur l’inspecteur qui n’eut d’autre option que de faire feu. Dans un souffle Billy et son double murmurèrent,
- La vengeance est horrible mais justifiée quand elle est provoquée.Cito longue nunquam.
Le père saurait que son fils était mort meurtrier.
Petite nouvelle de 3ième dont je ne suis pas particulièrement fière. Mais comme je considère surtout ce sit comme un lieu de stocage, je le laisse là…
Les séries
Alors voilà… vous devez trouver mon site bien pauvre et vide. Alors j’ai décidé de commencer une série de chapitre sur une nouvelle. Ainsi, vous aurez quelque chose de nouveau à lire au moins 1 fois toutes les deux semaines! Chaque série sera différente au niveau du style ou des personnages. Je m’arrangerai pour me renouvler et ainsi, m’améliorer! Chaque série se déclinera en un minimum de 5 chapitres… à raison de 5 pages par chapitre. Ce seront des nouvelles prncipalement sauf si un jour je décide d’adapter une idée d’histoire dans un format plus long….
Un regard (premier jet)
alors voilà… au départ, il devait s’appeler 13 mais le sort et l’intrigue en ont décidés autrement… c’est mon premier écrit sur ce blog…vous pouvez le retrouver dans la page “un regard”. C’est une nouvelle à chute où il est nécessaire de connaître un certain univers pour comprendre… Have fun bonne lecture.
C’est l’histoire d’un ado de 15 ans passioné par la science fiction qui, lors d’une balade en voiture, va se faire attaquer… je ne vous en dis pas plus…
Mes imaginaires
Je pense que ce titre résume assez bien les écrits que je posterai ici. Souvent de courtes nouvelles ou des fans fictions ou un mélange des deux… Parfois des excercices de style ou juste des notes. Ce blog n’est pas trop là pour être lu… Juste pour éviter de trop encombrer l’espace dispo de mon ordi…. Mais si il y a des lecteurs intéressés.
” Salut! Entrez donc, Voyez ce que j’écris et postez des coms si vous voulez.”
